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dimanche, octobre 26, 2008
samedi, avril 19, 2008
47 ème Régiment d'Infanterie

Le 47ème d’infanterie :
Le 47ème régiment d’infanterie de Saint-Malo fera partie de la 40ème brigade, 20ème division, 10ème corps d’armée, en 1914.
Après avoir rejoint le 47ème d’infanterie à Saint-Malo le 4 août 1914, les mobilisés sont rapidement transportés vers les frontières du Nord-Est, tous les trains utilisables étant réquisitionnés pour le transport des hommes, du matériel, des vivres et des chevaux.
Les trois cents trains – hommes : 40, chevaux en long : 8 – qui transportent le 10ème Corps s’ébranlent vers la frontière. On évite paris. Bifurquant à Sillé le Guillaume, transitant par Fresnay-sur-Sarthe, ils grossissent à la jonction de la Hutte-Coulombiers le flux montant du IVème Corps venu du Mans. Par Surdon, Laigle et Rouen, ils vont vers le Nord de la France. Comme eux, telle une gigantesque migration venue d’un autre âge, cinq mille trains convergent vers les frontières.

Mort pour la France..
Cela fait plusieurs semaines que je souhaite trouver l'endroit où est enterré
notre arrière grand père...
En fait je ne pars pas de rien; Suite aux recherches d'Aline il y a quelques années, Jacques a trouvé le cimetière dans le village d'Harbarcq (Nord pas de Calais).
Elisabeth et moi sommes allés cette semaine.Je souhaite avec l'aide de ce blog et quelques photos, partager cette journée (forte en emotion).
Philippe

dimanche, janvier 27, 2008
mardi, janvier 01, 2008
vendredi, décembre 28, 2007
dimanche, mai 27, 2007
dimanche, mai 20, 2007
vendredi, mai 18, 2007
Lancieux



En quittant Saint-Briac, vous accèderez à Lancieux en traversant le pont qui enjambe le Frémur dont les rives offrent aux plaisanciers une vaste aire d'échouage, bien à l'abri des vents.
Voilà encore un village qui doit son nom à un moine, du nom de Seoc ou Sieu, arrivant dans le pays au 6ème siècle. Défrichant les campagnes avec ses compagnons d'infortune il y ériga un ermitage et donna le nom primitif au lieu qu'il occupa : Lann Seoc. La mémoire populaire attribue à Sieu, disciple de Brieuc, la construction d'un monastère dont les fondations auraient été posées entre l'estuaire du Frémur et la baie de Beaussais, sur le territoire actuel de Lancieux. Le préfixe "lann", d'origine celte, signifie monastère, église ou, simplement, oratoire. Ce n'est que vers le 13ème ou 14ème siècle que le nom du village fut progressivement transformé de Lan Sieu en Lancieux.
La paroisse de Lancieux dépendait auparavant de celle de Ploubalay. Obtenant son indépendance en l'an 1269, elle fera partie du diocèse de Saint-Malo sous l'ancien régime.
La commune faisait partie du canton de Dinard par la Vicomté de Poudouvre dont le domaine s'étendait jusqu'ici. La Révolution lui offrira l'indépendance et la première élection municipale aura lieu en 1790. Fusionnée avec Ploubalay, en février 1794, elle reprendra rapidement les rênes de sa destinée, en janvier 1796.
Elle connaîtra plusieurs édifices religieux mais son église actuelle est assez récente. Sa construction débuta en 1900 pour s'achever en 1902. Elle remplace un lieu de culte dont les premières pierres furent dressées au 14ème siècle, non loin d'ici, par quelques moines ayant fondé un monastère dans le village. Vous y verrez le seul vestige dont les autres pierres furent vendues aux enchères à des cultivateurs : le vieux clocher. Trônant au centre de l'ancien enclos paroissial, il arbore toujours les pierres du pignon de la nef originelle qui, au 18ème siècle, sera enserrée par deux chapelles. Cette forme de beffroi, dont l'origine remonte à 1739, surmonté d'un dôme octogonal coiffé d'un clocheton sur colonnade ne laisse deviner sa fonction ancienne que par la petite croix qui le surmonte. Ruinée, menaçant de s'effondrer, la nef et les deux chapelles furent abattues en 1905 et leurs pierres vendues aux enchères. Le monastère, quant à lui, avait déjà disparu depuis longtemps ...
Lancieux sera toujours tournée vers les terres dont elle tirera sa subsistance.
Fermes et moulins se dissémineront sur ses landes et elle y conserve encore quelques édifices anciens. Le manoir de la Roche du hameau de la Mettrie y fut construit au 16ème siècle. Sa seigneurie sera établie sous Claude Glé, abbé commanditaire de l'abbaye de Mégrit, puis, au 17ème siècle, aura droit de haute et basse justice sous le marquisat de la Vallière. Elle perdra ses privilèges sous la Révolution et les biens seront dispersés en 1795. Le manoir de la Touche est plus ancien. Construit au 14ème siècle, il n'aura pas le même rayonnement mais ses seigneurs, du même nom mais auquels succèderont les Du Breil de Rays quelques décennies plus tard, auront toutefois droit de basse justice. Ces deux châteaux possèderont leur propre moulin mais il n'en reste aujourd'hui que quelques pierres.
Le moulin de La Buglais constitue le seul témoin de ce passé agricole. Situé sur les hauteurs du village, en bordure de la route menant à Ploubalay, ce moulin-à-vent fut construit au 16ème siècle par les moines de Saint-Jacut. Il cessa de fonctionner en 1947 mais, dans ses dernières années d'activité, il n'utilisait déjà plus la force du vent pour tourner mais un moteur à gaz ... Sa restauration, après son acquisition par la commune de Lancieux, durera une quinzaine d'années : de 1976 à 1990.
Construite sur les hauteurs d'une langue de terre se déversant vers la mer, Lancieux bénéficie d'une côte exposée à tous les vents qui en ont modelé les paysages.
Lancieux...suite





Toute la partie de la côte située entre la Pointe du Décollé et celle de Saint-Cast, encaissée entre plusieurs baies, offre une flore exhubérante et une faune particulièrement abondante que seul l'observateur attentif remarquera. Celle de Lancieux s'est acclimatée sur un territoire qui s'étire en une presqu'île peu marquée sur 11 kilomètres de sables, de rochers et de dunes. Si vous êtes attentif, vous en découvrirez les richesses à chaque détour du sentier qui vous emmenera jusqu'aux limites de Ploubalay.
Les rives du Frémur en sont les premières perles, offrant un abri aux bateaux mais aussi adeptes du repos sous l'astre du jour. Dans le passé, elles étaient parcourues par un petit monde s'affairant autour des quelques embarcations dont l'usage essentiel était la pêche côtière mais aussi le cabotage des produits locaux.
Après la Pointe de l'Islet faisant face à Saint-Briac, dernier rempart naturel protégeant l'estuaire du Frémur des vents d'ouest, le sentier vous mènera à la plage de Saint-Sieu. La plus grande des plages de Lancieux est le rendez-vous des véliplanchistes dont le ballet incessant traverse toute la baie.
Du pied des Hauts de Buglais, les voiles multicolores exposées aux vents descendants rasant les basses terres sont portées vers la Pointe du Chevet en Saint-Jacut-de-la-mer et en reviennent inlassablement, bondissant parfois sur les vagues d'une houle légère faisant miroiter le soleil à l'horizon.
Plus loin, au delà de la Pointe de Lancieux, les falaises ont laissé la place aux rochers se faufilant vers la mer.
Enserrant une succession de petites plages qui se couvrent et se découvrent au gré des marées, ils retiennent les dernières terres des défricheurs de ses campagnes. Une bonne partie de la commune de Lancieux était auparavant constituée de marais et de prés salés. Quelques vestiges de digues témoignent de la volonté des anciens habitants de gagner sur la mer des terres cultivables.
Ils étaient en effet le plus souvent agriculteurs et marins à l'époque de la "Grande Pêche". Au 16ème siècle, déjà, une première digue sera construite, en pierre, entre la Buglais et la Briantais, afin d'en protéger les fermes. Nommée "digue aux Moines", elle verra, à partir de 1749, un second ouvrage se profiler dans les campagnes : la "digue aux Roches", destinée à étendre les surfaces de culture. Afin d'en assurer l'irrigation, de petits canaux alimentés par des noques (petites écluses à main) seront également mis en place et Lancieux se taillera ainsi une réputation de production légumière allant au delà des limites du canton.
Les dunes plantées de pins maritimes, dont une partie a disparu lors des tempêtes de 1999, en sont pratiquement les derniers refuges naturels. Couvertes d'une végétation rase, elles sont le domaine des lapins et des campagnols. Se profilant le long de la côte pour finir de se déverser au fond de la baie, elles changent d'aspect d'année en année, au gré des humeurs du vent et de la mer ...
Parmi celles-ci, le Tertre Corlieu s'avance modestement entre deux plages, mouillant ses rochers dans une eau calme qui en a sculpté les contours.
De petite dimension, une vingtaine d'hectares, mais constitué de biotopes très variés faits de marais, fourrés, prés salés et pelouses dunaires, ce site naturel protégé recèle une faune et une flore abondante et diversifiée. Si orchidées, iris et orchis s'y dévoilent en nombre, ses petits habitants se font plus discrets.
Le lézard vert et le triton marbré en sont les plus colorés et il vous faudra être patient et discret pour les dénicher. Portez donc votre regard en dessous de l'horizon : vous y découvrirez un autre aspect de la Bretagne ! Des oiseaux nicheurs, tel le bouvreul ou le verdier s'y cachent aussi. Au-dessus de vous, le vol de la fauvette et de la locustelle vous feront croire, parfois, qu'ils vous frôlent la tête à dessein. Il n'en est rien : ils vous invitent à partir car leur nid est proche et ils ont peur de l'homme ! Un peu plus loin, là où le sable blond se teinte de gris par le dépôt des limons, observez le ras de l'eau : sans doute y verrez-vous chevaliers, barges et bécasseaux venir s'y nourrir avant que la mer ne reprenne ses droits.
La baie de Lancieux a d'autres atouts et il suffit d'en scruter le sable, au ras des premières vagues, lorsque la marée est bien basse : les coques. S'y découvrant par milliers, exposant leur coquille pour un moment, juste le temps de les ramasser, elles semblent alors attendre sagement le pêcheur de passage ...
Les habitués du lieu le savent bien et s'y donnent rendez-vous par centaines, lors des grandes marées ! Ces jours-là, l'étendue découverte est immense, formant une plage à perte de vue, partant de la Pointe de la Haye en Saint-Briac pour aboutir à celle du Bay en Saint-Cast-le-Guildo !
La qualité de son environnement, la richesse de ses eaux et la beauté de ses plages où l'on peut facilement se réfugier à l'abri des vents ont provoqué une lente dégradation du milieu, mettant parfois en péril une nature fragilisée. Les dunes ont ainsi progressivement perdu une partie de leur relief, sous le piétinement de hordes de vacanciers se ruant ici dès la belle saison ...
Plus loin, en direction des terres, au fond de la baie, la pente très douce qui s'est dessinée entre les Pointe de Saint-Jacut et de Lancieux a laissé la place à la formation de marais.
Les rives du Frémur en sont les premières perles, offrant un abri aux bateaux mais aussi adeptes du repos sous l'astre du jour. Dans le passé, elles étaient parcourues par un petit monde s'affairant autour des quelques embarcations dont l'usage essentiel était la pêche côtière mais aussi le cabotage des produits locaux.
Après la Pointe de l'Islet faisant face à Saint-Briac, dernier rempart naturel protégeant l'estuaire du Frémur des vents d'ouest, le sentier vous mènera à la plage de Saint-Sieu. La plus grande des plages de Lancieux est le rendez-vous des véliplanchistes dont le ballet incessant traverse toute la baie.
Du pied des Hauts de Buglais, les voiles multicolores exposées aux vents descendants rasant les basses terres sont portées vers la Pointe du Chevet en Saint-Jacut-de-la-mer et en reviennent inlassablement, bondissant parfois sur les vagues d'une houle légère faisant miroiter le soleil à l'horizon.
Plus loin, au delà de la Pointe de Lancieux, les falaises ont laissé la place aux rochers se faufilant vers la mer.
Enserrant une succession de petites plages qui se couvrent et se découvrent au gré des marées, ils retiennent les dernières terres des défricheurs de ses campagnes. Une bonne partie de la commune de Lancieux était auparavant constituée de marais et de prés salés. Quelques vestiges de digues témoignent de la volonté des anciens habitants de gagner sur la mer des terres cultivables.
Ils étaient en effet le plus souvent agriculteurs et marins à l'époque de la "Grande Pêche". Au 16ème siècle, déjà, une première digue sera construite, en pierre, entre la Buglais et la Briantais, afin d'en protéger les fermes. Nommée "digue aux Moines", elle verra, à partir de 1749, un second ouvrage se profiler dans les campagnes : la "digue aux Roches", destinée à étendre les surfaces de culture. Afin d'en assurer l'irrigation, de petits canaux alimentés par des noques (petites écluses à main) seront également mis en place et Lancieux se taillera ainsi une réputation de production légumière allant au delà des limites du canton.
Les dunes plantées de pins maritimes, dont une partie a disparu lors des tempêtes de 1999, en sont pratiquement les derniers refuges naturels. Couvertes d'une végétation rase, elles sont le domaine des lapins et des campagnols. Se profilant le long de la côte pour finir de se déverser au fond de la baie, elles changent d'aspect d'année en année, au gré des humeurs du vent et de la mer ...
Parmi celles-ci, le Tertre Corlieu s'avance modestement entre deux plages, mouillant ses rochers dans une eau calme qui en a sculpté les contours.
De petite dimension, une vingtaine d'hectares, mais constitué de biotopes très variés faits de marais, fourrés, prés salés et pelouses dunaires, ce site naturel protégé recèle une faune et une flore abondante et diversifiée. Si orchidées, iris et orchis s'y dévoilent en nombre, ses petits habitants se font plus discrets.
Le lézard vert et le triton marbré en sont les plus colorés et il vous faudra être patient et discret pour les dénicher. Portez donc votre regard en dessous de l'horizon : vous y découvrirez un autre aspect de la Bretagne ! Des oiseaux nicheurs, tel le bouvreul ou le verdier s'y cachent aussi. Au-dessus de vous, le vol de la fauvette et de la locustelle vous feront croire, parfois, qu'ils vous frôlent la tête à dessein. Il n'en est rien : ils vous invitent à partir car leur nid est proche et ils ont peur de l'homme ! Un peu plus loin, là où le sable blond se teinte de gris par le dépôt des limons, observez le ras de l'eau : sans doute y verrez-vous chevaliers, barges et bécasseaux venir s'y nourrir avant que la mer ne reprenne ses droits.
La baie de Lancieux a d'autres atouts et il suffit d'en scruter le sable, au ras des premières vagues, lorsque la marée est bien basse : les coques. S'y découvrant par milliers, exposant leur coquille pour un moment, juste le temps de les ramasser, elles semblent alors attendre sagement le pêcheur de passage ...
Les habitués du lieu le savent bien et s'y donnent rendez-vous par centaines, lors des grandes marées ! Ces jours-là, l'étendue découverte est immense, formant une plage à perte de vue, partant de la Pointe de la Haye en Saint-Briac pour aboutir à celle du Bay en Saint-Cast-le-Guildo !
La qualité de son environnement, la richesse de ses eaux et la beauté de ses plages où l'on peut facilement se réfugier à l'abri des vents ont provoqué une lente dégradation du milieu, mettant parfois en péril une nature fragilisée. Les dunes ont ainsi progressivement perdu une partie de leur relief, sous le piétinement de hordes de vacanciers se ruant ici dès la belle saison ...
Plus loin, en direction des terres, au fond de la baie, la pente très douce qui s'est dessinée entre les Pointe de Saint-Jacut et de Lancieux a laissé la place à la formation de marais.
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